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La douleur, torticolis et lumbago

La douleur, torticolis et lumbago.

La douleur est étroitement liée à notre histoire. Elle dépend de notre patrimoine génétique, nos traumatismes physiques et émotionnels, nos antécédents médicaux et chirurgicaux, notre hygiène de vie: à savoir l’alimentation, la pratique sportive, le sommeil, le stress…Autant de facteurs qui la rendent subjective.

La douleur 

« Une douleur n’est pas systématiquement lié à une lésion, une caractéristique qui complexifie encore son étude. »
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/douleur

 

La douleur aiguë représente un « véritable signal d’alarme pour l’organisme, lorsqu’il y a danger pour son intégrité physique ».

C’est le cas par exemple du torticolis et du lumbago, deux motifs de consultation très fréquents en ostéopathie.

Lors de ces phénomènes, le corps passe d’un état où « tout va bien », à une douleur limite du supportable. Cette transition est, le plus souvent, produite par le « faux mouvement », qu’on pourrait définir comme un mouvement entièrement anodin ( je me penche en avant, je tourne la tête, je me lève du lit, je m’étire… ).

Alors pourquoi le corps se bloque t-il de manière si intense, avec une douleur si violente, sur un mouvement du quotidien ? 

Voici une question intéressante qui pourrait faire l’objet d’études approfondies…car en effet le torticolis n’est pas simplement une contracture. Il est le résultat de tout un cheminement de blocages. Il mêle le muscle, l’os, le fascia, le ligament, le viscère, comparable à une chute successive de dominos. 

Le résultat final est la contracture musculaire, responsable de la douleur: c’est le signal d’alarme, il y a saturation, le corps nous dit stop. 

En effet celui-ci nous indique qu’il y a possiblement quelque chose de plus profond dans cette souffrance, l’origine peut être plus complexe. 

Dès lors, l’objectif de l’ostéopathe est de délier mécaniquement l’ensemble de cette chaine lésionnelle, et d’en comprendre l’origine. 

Les blocages retrouvés par l’osteopathe

Ainsi, le patient souffrant de torticolis ou de lumbago, ne présente pas seulement un blocage au niveau de la zone douloureuse. Il possède un ensemble de contraintes tissulaires sur les différents systèmes du corps : 

  • un blocage au niveau de la sphère viscérale ( foie, estomac… ) entrainant une contrainte diaphragmatique 
  • un blocage crâne-sacrum résultant d’un dysfonctionnement global de l’équilibre orthosympathique/parasympathique
  • un déséquilibre des ceintures scapulaires et pelviennes, associé à certains verrouillages de chaines musculaires 
  • des blocages vertébraux sur différentes zones: lombaire, dorsale, cervicale
  • une contracture d’un psoas, du piriforme, d’un rhomboïde…  
  • un dysfonctionnement de l’ATM ( SADAM )

Les causes pluri-factorielles dans la douleur aiguë, investiguées par l’osteopathe 

Nous pouvons donc constater que lors d’un torticolis ou d’un lumbago, plusieurs systèmes peuvent être concernés. Il résulte de la multiplicité des facteurs d’agression du corps : 

  • un facteur stress, dans la vie professionnelle ou personnelle 
  • un élément traumatique  
  • un excès alimentaire ( graisses, sucre, d’alcool )
  • une mauvaise position au travail 
  • des gestes répétés 
  • un manque de sport 
  • un manque de sommeil
  • un travail postural ( orthoptie, travaux dentaire/orthodontie, nouvelles semelles )
  • après une période de convalescence ( maladie/opération )

Torticolis et lumbago, le corps dit STOP, l’osteopathe délivre 

Ces différentes types de facteurs représentent des sources d’agressions pour le corps, qui vont le contraindre à créer des blocages pour se maintenir droit. La douleur apparaît lorsque le corps ne sait plus comment s’adapter par rapport à ces agressions. Il est débordé, et se verrouille dans état de déséquilibre. Il en devient prisonnier, par la douleur.

Voici quelques explications, mais nous pourrions développer encore plus à ce sujet. Il est important de retenir que le torticolis et le lumbago ne sont pas seulement des contractures. C’est la raison pour laquelle, un simple travail de relâchement sur la zone concernée n’est pas suffisant ( massage, anti-inflammatoire, décontractant musculaire ). 

L’osteopathe doit aborder le corps dans sa globalité, avec tous ces systèmes, et ses antécédents. Le rôle de l’osteopathe est de « délivrer le corps » de cette position de décompensation. Il travaille sur les différents blocages, pour permettre à celui-ci de trouver une nouvelle position. 

Le corps réussira à retrouver un équilibre, une harmonie, à condition que le patient est pris conscience de l’origine de sa douleur. Et dans un second temps, qu’il est effectué les différents réglages. C’est la raison pour laquelle cela peut représenter un travail plus ou moins long et important, en fonction des vécus de chacun.

« Le corps est le gardien de notre vérité car il porte en lui l’expérience de toute notre vie et veille à nous le rappeler.  Il nous oblige, en manifestant divers symptômes, à accéder à cette vérité , également sur le plan cognitif, afin que nous puissions communiquer harmonieusement avec l’enfant qui vit toujours en nous. »

Alice MILLER, Notre corps ne ment jamais

Infertilité et osteopathie

L’infertilité

« On estime qu’un couple sur sept consulte un médecin, parce qu’il rencontre des difficultés pour concevoir un enfant. Environ un couple sur dix est traité pour des problèmes d’infertilité, notamment par AMP ( Assistance Médicale à la Procréation ). »

https://www.agence-biomedecine.fr/L-AMP-ma-femme-et-moi

Le problème d’infertilité chez la femme occupe une place de plus en plus importante dans notre société occidentale.
En effet, les femmes désirent des enfants de plus en plus tard. S’ajoute à ça la prise de la pilule, qui n’est pas sans conséquence sur l’équilibre hormonal de la femme selon plusieurs médecins.
Les origines de l’infertilité sont multiples, l’osteopathe peut intervenir dans plusieurs cas.

 

L’infertilité sans explication médicale

Il est possible qu’une femme qui présente des difficultées pour procréer, ne possède aucune anomalie fonctionnelle ou organique au niveau de l’appareil génital.
En effet, les différents examens médicaux montrent qu’il n’y a pas d’anomalies concernant le cycle de la fécondation. Il n’y pas de dysfonctionnement d’ovulation et de production d’ hormones, et les trompes sont perméables. Néanmoins le problème d’infertilité est bien présent.
Dans ce cas, pour l’osteopathe, il est important d’aller investiguer l’utérus. Il note sa position et test la mobilité de celui-ci dans les différents paramètres. En effets une malposition de l’utérus, ou encore une perte de mobilité, peut engendrer des problèmes de nidation de l’oeuf.

Par exemple, le recours au stérilet pendant plusieurs années peut dans certains cas affecter la mobilité de l’utérus. Il provoque des fixations au niveau tissulaire. Ou encore, un stresse chronique, des blocages au niveau du bassin, peuvent venir à l’encontre du bon fonctionnement de l’utérus.
L’osteopathe va dès lors mettre en place différentes techniques pour lever les points de blocages. Son objectif est de redonner du mouvement à l’utérus, pour ainsi rétablir le bon fonctionnement de celui-ci.

 

L’infertilité liée aux trompes

Au moment de l’ovulation, l’ovocyte est éjectée dans la cavité péritonéale. Les franges deviennent très actives en phase pré-ovulatoire et vont onduler afin de balayer la surface de l’ovaire. Les cils situés sur les franges vont créer des ondulations dans le liquide péritonéal afin de pousser l’ovocyte dans la trompe. C’est au cours de ce voyage vers l’utérus que l’ovocyte peut éventuellement être fécondé.
Lorsqu’on observe les trompes à l’échographie ou au Doppler, on voit en leur centre une minuscule ligne blanche : c’est la lumière de la trompe. Si cette ligne est continue, sans aucune interruption, alors la trompe est perméable et laisse passer normalement l’ovule. Dans le cas inverse, s’il y a présence de discontinuité, la trompe ne laisse par correctement passer l’ovule. Dès lors les problèmes de fécondation apparaissent. Le problème d’infertilité apparaît.
L’osteopathe peut travailler sur cette trompe, en jouant sur l’étirement, ou encore rétablir la plicature de celle-ci. Il favorise ainsi une bonne perméabilité de la trompe.

 

L’infertilité liée aux ovaires

La trompe utérine présente des franges qui viennent se poser sur l’ovaire. Celle-ci sont mobiles, et permettent de « récupérer » les ovocytes qui menacent de tomber dans la cavité péritonéale. À l’inverse, ils seraient résorbés et risqueraient de provoquer une infection. Une bonne trophicité ( phénomènes qui permettent la nutrition et le fonctionnement d’un organe ) de l’ovaire et de la trompe est donc indispensable au bon fonctionnement du cycle de la fécondation.
La congestion de l’ovaire altère sa fonction principale. Le problème d’infertilité apparaît.
Différentes causes sont possibles, comme des antécédents d’infection ( salpingite ), des grossesses extra-utérines, des accouchement difficiles, des séquelles de traumatismes…
Là encore l’osteopathe peut intervenir par différentes manipulations de l’ovaire ou de la trompe, pour rétablir la trophicité et la mobilité de l’ovaire.

Pour conclure sur le traitement de l’infertilité par l’osteopathe

Pour conclure, l’infertilité chez la femme peut rester sans explication médicale. C’est à dire sans atteinte organique des différents organes de l’appareil génital féminin. Ou encore sans problèmes hormonal dans le cycle de la fécondation.
C’est à ce moment précis que l’ostéopathe peut agir, en rétablissant les pertes de mobilité des différentes structure du petit bassin, et rétablir ainsi le fonctionnement.
En plus d’agir sur le coté mécanique, l’ostéopathe peut intervenir sur la décongestion, et dès lors favoriser la trophicité des organes, indispensable à la procréation.

 

Enfin, l’osteopathe veillera a rétablir l’équilibre neuro-végétaif, en agissant sur le couple crâne-sacrum, souvent impacté chez la femme venant consulter pour une infertilité.

 

Qu’est ce que l’ostéopathie ?

Définition de l’ostéopathie

 

L’ostéopathie a été fondée par un médecin américain du siècle dernier : Andrew Taylor Still (1828-1917). L’osteopathe travail dans la globalité du corps. Il vise à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de mobilité des tissus, susceptibles d’en altérer l’état de santé.
Toute perte de mobilité au sein d’une structure, qu’elle soit articulaire, ligamentaire, musculaire, ou encore viscérale, peut créer des contraintes tissulaires au niveau de l’organisme. Dès lors, ces contraintes entrainent des déséquilibres, qui se traduisent par une altération de la santé.

« Toute maladie remonte à quelques désordres mécaniques dans la machinerie du corps humain ».

Andrew Taylor Still décrit entres autres les 5 principes suivants :

L’Unité du corps :

Toutes les parties du corps sont reliées entre elles par l’intermédiaire de tissus organiques. Ce corps constitue une unité fonctionnelle indissociable, ainsi qu’une identité, une spécificité propre à chacun.
Une perturbation sur le fonctionnement d’une structure, créer des désordres à distances, vià les liens tissulaires.

La structure gouverne la fonction :

Comme deuxième principe, Still a établi que les structures du corps et les fonctions qu’elles doivent remplir sont interdépendantes. Cette approche posait la nécessité de rechercher et corriger les irrégularités dans les structures qui composent le corps, pour améliorer ses fonctions.
Pour agir sur cette structure, Still utilisa les os car ils sont facilement accessibles sous la peau et qu’ils servent de point d’attache au muscles et aux organes. D’où le terme ostéo/pathie, combinaison des mots grecs osteon –os et pathein – souffrir ; l’utilisation des os pour soigner.
Il faut une intégrité de notre charpente afin de conserver la liberté de mouvement de nos tissus. Dès qu’une structure qui compose le corps humain commence à perdre de la mobilité, la fonction qu’elle est sensée remplir pleinement est perturbée, diminuée, entraînant un trouble fonctionnel. L’osteopathe, en agissant sur la structure, agit sur la fonction.

Principe d’auto-guérison :

Chacun individu possède en son corps la capacité de maintenir la stabilité de ses constantes physiologiques. Une bonne hygiène de vie reste donc primordiale. L’osteopathe doit faire prendre conscience que chacun possède les ressources nécessaires pour retrouver l’équilibre. L’osteopathe permet au corps de se “libérer de son état de déséquilibre”. C’est ensuite le corps lui même qui déploie les ressources nécessaires pour se stabiliser.

Le rôle de l’artère :

Toute structure somatique non atteinte d’une lésion organique est capable de fonctionner normalement; pour peu que sa vascularisation soit correcte et que l’alimentation ait fourni des nutriments qualitativement et quantitativement suffisants.

La vie, c’est le mouvement :

Toute perte de liberté articulaire, ligamentaire ou musculaire, au sein d’un système peut provoquer une perturbation de l’état de santé.

L’osteopathe dénoue les noeuds, pour retrouver le mouvement.

 

La séance ostéopathique

Bilan et diagnostic :

Lors d’une consultation, l’osteopathe, dans un premier temps, questionne le patient sur le motif de consultation, les symptômes, ainsi que sur l’ état général, les antécédents et le mode de vie. L’interrogatoire lui permet de poser son diagnostic, et de réorienter vers le médecin traitant, si le motif de consultation ne relève pas de l’ostéopathie.
Après cet entretien exhaustif, l’osteopathe, procède à l’ examen clinique. Grâce aux tests palpatoires spécifiques, il pourra déterminer les zones du corps qui présentent des restrictions de mobilité. Celles-ci étant susceptibles d’entrainer des blocages et des douleurs. Ce bilan ostéopathique de l’ensemble du corps complète le diagnostic.

Traitement :

Dans le traitement, l’osteopathe a pour objectif à redonner une bonne mobilité aux structures. En retrouvant de la mobilité, les régions concernées vont voir disparaître les douleurs auxquelles elles sont sujettes.

Les douleurs sont très fréquemment dues à des « blocages », ce que l’ostéopathe appelle “dysfonction ostéopathique”.
En levant ces blocages, les structures retrouvent leur mobilité, la contracture musculaire fixant la structure concernée se relâche peu à peu. Ainsi la douleur provoquée par cette contracture disparait également petit à petit.

Le repos :

Après une séance ostéopathique, le corps réagit pour adopter un nouvel état d’équilibre. Cette période peut durer jusqu’à 72h.
Durant cette période, le patient peut dans certains cas, voir de nouvelles douleurs apparaitre, ou encore présenter une fatigue importante.
C’est la raison pour laquelle il est important de rester au repos pour être dans des conditions optimales de récupérations.

 

” La douleur ne s’élabore pas au sein d’un cerveau amnésique, mais au sein d’un système nerveux central imprégné par son passé, qu’il soit récent et plus lointain. La mémoire de ce passé concerne l’individu dans son ensemble ainsi que ses relations avec le monde extérieur, mais c’est la mémoire du corps qui constitue le socle su lequel se bâtit la douleur présente.

Daniel LE BARS

https://osteopathe-giot.fr/la-douleur-torticolis-et-lumbago/